Selon l’OMS, le H1N1 sera « dévastateur » dans les pays en développement

Publié le par Bambou254

Source : http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-selon-loms,-le-h1n1-sera-%C2%AB-d%C3%A9vastateur-%C2%BB-dans-les-pays-en-d%C3%A9veloppement-_1758.htm





Malgré des recommandations de vigilance accrue, en particulier sur les groupes les plus vulnérables, l’OMS rassure sur la forme majoritairement légère de la maladie. En publiant ses recommandations de préparation à la deuxième vague, l’OMS confirme à nouveau le retour du virus dans l’hémisphère nord à la saison grippale et tire les enseignements des premiers mois de pandémie. Mais attention, le même virus qui causera une "perturbation" dans les pays riches pourrait avoir un impact dévastateur dans de nombreuses régions du monde en développement.

 

L’hémisphère nord n’est pas seul concerné, prévient l’OMS, même si le pic d’épidémie semble passé dans la plupart des régions de l’hémisphère sud où la vigilance reste toutefois recommandée, l’Afrique et les pays à climat tropical, où le virus pandémique est arrivé plus tardivement, doivent également se préparer à un nombre croissant de cas.


La souche H1N1 du virus est incontestablement dominante
sur l’ensemble des souches grippales dans la plupart des régions du monde, ce virus poursuivra donc sa diffusion dans les communautés et sur les cibles les plus vulnérables.

 

Pas de mutation du virus à ce jour: Les études actuelles n’ont, en effet détecté aucun signe de forme plus virulente et plus mortelle du virus. L'écrasante majorité des patients continuent d'éprouver des symptômes bénins et le nombre des cas à complications reste faible.

 

Peu de cas de résistance à l’oseltamivir (Tamiflu®) : Seule « une poignée de virus pandémiques résistants » à l'oseltamivir ont été détectés dans le monde, confirme le rapport de l’OMS, malgré l'administration de plusieurs millions de cures de traitement de médicaments antiviraux. Aucun cas de transmission de virus résistants aux antiviraux n’a été documenté à ce jour.

De grandes populations vulnérables à l'infection :  Bien que ces tendances soient encourageantes, un grand nombre de personnes dans tous les pays restent vulnérables aux infections, nécessitant des soins intensifs susceptibles d'être le poids le plus important sur les services de santé et risquant de créer des pressions qui pourraient submerger les unités de soins intensifs et éventuellement la prise en charge des autres maladies. En particulier, en cas de complications, une forme très grave de la maladie, également chez les personnes jeunes et en bonne santé, infecte directement les poumons et nécessite rapidement des soins intensifs.

 

Les cibles du virus  et les groupes à risque sont mieux connus : Les groupes d'âge touchés par la pandémie sont généralement plus jeunes. À ce jour, les cas les plus graves et les décès sont survenus chez des adultes âgés de moins de 50 ans, avec des décès chez les personnes âgées relativement rares. Cette répartition par âge est en contraste absolu avec la grippe saisonnière, où environ 90% des cas graves et mortels se produisent chez les personnes de 65 ans ou plus.

L’augmentation du risque pendant la grossesse est maintenant connue tout comme les conditions médicales qui augmentent le risque de maladie grave et mortelle, en particulier l'asthme, le diabète et l'obésité. Dans certaines études, le risque de ces groupes est de quatre à cinq fois plus que dans la population générale. En revanche, les premières données provenant de deux pays donnent à penser que les personnes co-infectées par le H1N1 et le VIH sont pas à risque accru de maladies graves ou mortelles, à condition que ces patients sont sous traitement antirétroviral. 

Les pays en développement où des millions de personnes vivent dans des conditions défavorisées avec un accès limité aux soins de santé de base, nécessitent une surveillance plus étroite. Le même virus qui cause la perturbation possible dans les pays riches pourrait avoir un impact dévastateur dans de nombreuses régions du monde en développement.

 

Source : OMS, mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 30 août 2009 (Vignette OMS, visuel sanofi-Pasteur)

 

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