En Belgique, le nombre d’animaux de laboratoire a baissé de 7% en 2008

Publié le par Bambou254


Une nouvelle loi impose la création d’un Centre belge des méthodes alternatives à l'expérimentation animale.

     


GAIA: "C'est une bonne nouvelle, mais en l'absence des moyens d'action nécessaires, la mesure est inutile"

Alors que le nombre d'animaux utilisés pour des expériences a augmenté de 14% en Grande-Bretagne, le nombre total d'animaux exploités dans les laboratoires belges en 2008 a diminué de 7% par rapport à l'année précédente, pour atteindre 725.370 animaux. Pour la première fois en cinq ans, le nombre d'animaux de laboratoire a donc diminué et se situe désormais à un niveau proche de celui de 2005 (718.976 animaux à l'époque). La diminution est accueillie favorablement par l'organisation pour les droits des animaux, GAIA, mais son président, Michel Vandenbosch, se montre cependant prudent: "54.490 animaux en moins rendus malades, empoisonnés ou mutilés à toutes sortes de fins, c'est évidemment une bonne chose, mais la réduction pourrait aussi être le fruit du hasard. Le nombre d'animaux de laboratoire doit également continuer à baisser les années suivantes. Pour ce faire, un plan politique solide doit être élaboré par la ministre Onkelinx". GAIA demande, dans un premier temps, au gouvernement d'octroyer les moyens d'action nécessaires au Centre belge des méthodes alternatives à l'expérimentation animale instauré par la loi du 9 juin. La création d'une commission spéciale sur les expériences menées sur les singes est également applaudie par l'organisation de défense des animaux, qui exige depuis des années déjà l'interdiction des tests sur tous les primates.
Nouvelle loi portant création d'un Centre belge destiné à réduire le nombre d'animaux de laboratoire
Un plan politique sérieux, visant une diminution annuelle du nombre d'animaux de laboratoire dans toutes les catégories et pour toutes les espèces, s'impose selon GAIA. ‘Une réduction totale d'au moins 5% par an, telle que nous la demandons, devrait être réalisable, sur la base des statistiques officielles de 2008,' explique Michel Vandenbosch. ‘Nous sommes heureux qu'une nouvelle loi instituant le Centre belge des méthodes alternatives à l'expérimentation animale ait été annoncée. Cependant, en l'absence des moyens d'action nécessaires, la mesure est inutile.' GAIA souhaite également une plus grande transparence. ‘Les chiffres rendus publics sont très généraux et ne donnent pas suffisamment d'informations pour pouvoir évaluer la situation en connaissance de cause', indique Vandenbosch.

Commission pour les expériences sur les singes
GAIA salue l'initiative de madame Onkelinx, ministre de la Santé publique compétente pour le Bien-être animal, destinée à mettre sur pied une commission spéciale pour les expériences sur les singes. Son rôle sera d'examiner comment et à quel terme il peut être mis fin à l'utilisation de tous les singes pour des expériences dans notre pays. Le gouvernement a déjà décidé, sur proposition de la ministre Onkelinx, d'interdire légalement les expériences sur les primates. GAIA réclame depuis des années une interdiction des expériences sur les singes. Cependant, "il ne serait pas acceptable qu'une telle commission soit composée uniquement de partisans de ces expériences," souligne Michel Vandenbosch. "GAIA est d'ores et déjà candidate pour en faire partie."
Les expériences sur les animaux sont-elles nécessaires ?
GAIA met en doute le fait que toutes les expériences menées dans notre pays sur des animaux soient réellement nécessaires, contrairement à ce qu'affirme le service compétent de la ministre. ‘C'est fort discutable', précise Michel Vandenbosch. ‘Les autorités formulent cette affirmation, sans toutefois étayer leurs dires. Vu que les autorités belges se refusent à communiquer des données précises et complètes, nous ne pouvons contrôler'. ‘Le fait, selon les services de la ministre, pratiquement toutes les expériences toxiques, très douloureuses et mortelles, menées sur les animaux sont requises par la réglementation à des fins de sécurité et de qualité doit être nuancé et relativisé, indique GAIA. En outre, ‘requis par la réglementation', n'est en soi pas la même chose que nécessaire !
Positif
L'an dernier, environ un tiers en moins de rats, de souris et de cochons d'Inde ont été utilisés dans les laboratoires belges et presque la moitié en moins d'autres rongeurs. Une diminution significative du nombre de chevaux et d'ânes utilisés (presque 40% en moins), de furets et d'amphibiens et poissons (environ 1/3 en moins à chaque fois pour ces deux dernières catégories) est également à noter.

Encore pas mal de pain sur la planche
Les statistiques font hélas également apparaître une augmentation du nombre de chiens (788 comparé à 747 en 2007) et de chats (78 contre 47 en 2008) utilisés pour des expériences. Le nombre de lapins (+ 21 %), de hamsters (presque + 13 %), de cochons (plus de 11 %,), de chèvres (presque + 60 %), de moutons (+ 22, 34 %) et de bœufs (+ 6, 66 %) s'est aussi accru de façon sensible. Une très forte hausse a par ailleurs été enregistrée l'an dernier pour les cailles (+ 2294, 44 %, soit 18 animaux en 2007 pour 431 en 2008), de même que pour les autres oiseaux (+ 1/3) et les reptiles (+ 46 %).





Source : http://www.gaia.be/fra/control.php?&topgroupname=&groupname=cp184



Publié dans Actualité Animaux

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