Entretien avec Ian Plimer, un sceptique du réchauffement climatique

Publié le par Bambou254

Un petit mot pour présenter cet article : Pour ma part, je ne suis que simple citoyenne de ce monde, madame tout le monde, m'occupant avant tout des miens et de mon petit ménage. Mais le réchauffement climatique est un débat public, planétaire, où chacun est concerné, quelqu'en soit la version. Toute opinion est bonne à connaître, le pro et le contra, et à partir de là, se forger sa propre opinion. Nous vivons dans un monde de manipulations, les manipulateurs cherchant le profit (le fric, le pouvoir ou la gloriole sont leurs principales motivations), et les manipulés... ben c'est nous, qui payons, bien sûr , de nos deniers durement récoltés.

Po
ur ma part, je cherche avant tout à défendre la vérité, le droit du citoyen, je voudrais préserver notre bel environnement, il est vrai , excessivement malmené par l'activité humaine, je voudrais un monde meilleur pour l'animal et pour l'homme. Je veux, quant à moi, lutter contre ce qui me semble dangereux : le nucléaire, la pollution, la destruction abusive des ressources de cette planète (minerais, océans, forêts, ....), les OGM, les pesticides, les lobbies (genre pharmaceutiques, pétroliers....). Je veux aussi lutter contre ce qui me paraît injustice : l'exploitation éhontée de l'animal par l'homme, leurs conditions de vie lamentables, la cruauté dont l'humain fait preuve à leur égard....


Pour en venir à ce que je voudrais faire passer comme message, c'est que : oui, je veux défendre l'environnement, mais je veux le faire en connaissance de cause, sciemment, sans pour autant me retrouver la vache à lait d'un nouveau lobbying, l'écologie, qui nous fera peut-être consommé autrement, "mieux?", mais toujours dans l'intérêt des mêmes , finalement....

Av
ez-vous vu le film "Le cercle des poêtes disparus"? Je vous invite à monter sur la table avec moi, et à lire ce petit article pour nous amener à voir autrement, d'un autre point de vue, sous un autre angle, et ainsi enrichir notre réflexion.

Bambou254






Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2094.php

Une fois n'est pas coutume, je vous propose de découvrir l'interview de Ian Plimer, un géologue australien de l'Université d'Adélaïde qui ne croit pas du tout à la responsabilité des activités humaines dans un quelconque réchauffement climatique. Pire il s'agit d'une fiction ruineuse et dangereuse, un "luxe de pays développé" sans aucune base scientifique...

Provocation intéressée pour faire vendre son livre ? Ou bien cri de désespoir contre la "pensée unique" du réchauffement climatique ? Toujours est-il qu'il demeure instructif d'écouter ses arguments, même si l'histoire du changement climatique ne se borne pas à de simples mesures de températures mais dénonce l'irresponsabilité du mode de développement de nos sociétés.

L'interview a été réalisée par James Delingpole, pour le journal britannique Spectator, à l'occasion de la sortie du livre de Ian Plimer initulé "Heaven and Earth: Global Warming the Missing Science". Sa version française a été fournie par le site www.stephane.info

L'interview

"Imaginez à quel point le monde serait merveilleux si le réchauffement climatique d’origine humaine n’avait été qu’une fiction dans l’imagination d’Al Gore. Plus de ces fermes éoliennes immondes étendant leur ombre sur le haut pays. Plus de factures d’électricité délirantes, augmentées artificiellement par une taxe carbone instaurée par l’Union Européenne. Plus besoin de prendre chaque jour de douceur ensoleillée comme le terrible présage d’un désastre écologique à venir Et, finalement, plus besoin du projet de loi de limitation des émissions de carbone à 7 400 milliards de dollars – la plus haute taxe de l’histoire américaine – que le président Obama et ses partisans essayent sans relâche d’imposer à l’économie des Etats-Unis.

« L’hypothèse comme quoi l’activité humaine pourrait créer un réchauffement global est extraordinaire parce qu’elle est contraire à tout ce que nous enseignent la physique du soleil, l’astronomie, l’histoire, l’archéologie et la géologie », explique Plimer, et bien que sa thèse ne soit pas nouvelle, il y a peu de chances que vous l’ayez entendue exprimée avec autant de vigueur, de certitude et d’autorité scientifique. Alors que d’autres sceptiques comme Bjorn Lomborg ou Lord Lawson of Blaby se préparent soigneusement à approuver les prédictions les plus modestes du Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’Evolution du Climat (GIEC), Plimer ne cède pas un pouce de terrain. La théorie du réchauffement climatique d’origine humaine, explique-t-il, est la plus grande, la plus dangereuse, et la plus ruineuse manipulation de l’histoire.

Qu’est-ce qui vous rend si sûr que ce que vous dites est vrai et que tous ces scientifiques qui disent le contraire est faux ?

« Je suis géologue. Nous autres géologues avons toujours admis que le climat change au cours du temps. Nous sommes différents de ces gens qui soutiennent le réchauffement climatique anthropocentrique par notre compréhension des échelles. Ils ne s’intéressent qu’aux 150 dernières années Notre cadre est de 4.567 millions d’années. Ce qu’ils essayent de faire équivaut à essayer de comprendre l’intrigue de Casablanca à partir d’une courte séquence de la scène d’amour. Vous ne pouvez pas. Ca ne marche pas.

La force de Heaven And Earth est de restaurer une perspective scientifique à un débat qui a été détourné par « des politiciens, des activistes de l’environnement et des opportunistes ». Il fait remarquer, par exemple, que la glace des pôles n’a été présente sur terre que pendant 20% du temps géologique; que les extinctions d’espèces sont banales ; que les changements climatiques sont cycliques et normaux ; que le CO2 dans l’atmosphère – auquel l’activité humaine contribue pour une fraction infime – ne représente que 0,001% du CO2 contenu dans les océans, les roches de surface, les terres et les espèces vivantes ; que le CO2 n’est pas un polluant mais une nourriture pour les végétaux ; que les périodes les plus chaudes de la Terre – comme lorsque les Romains faisaient pousser des vignes et des citronniers jusqu’au nord du Mur d’Hadrien en Angleterre – étaient des époques de richesse et d’abondance.

Tout ceci sont des faits scientifiques avérés – plus que ce que vous pouvez dire de ces modèles informatiques dégorgeant leur flot de scénarios de fin du monde avec des températures inexorablement croissantes, des îles submergées et des banquises qui s’effondrent. Plimer n’accorde aucune confiance à ces modèles parce qu’ils semblent n’avoir peu ou pas de prise avec la réalité observée.

« Je suis un scientifique de terrain. Je suis dehors chaque jour, enfoncé dans la m… jusqu’au cou à récolter des données brutes. Et c’est pourquoi je suis si sceptique quant à ces modèles, qui n’ont rien à voir avec la science ou l’empirisme mais se contentent de torturer les données jusqu’à ce qu’elles se confessent. Aucun d’entre eux n’a prévu la période de refroidissement global dans laquelle nous nous trouvons. Il n’y a pas de problème de réchauffement climatique. Il a cessé en 1998. Les deux dernières années de refroidissement ont effacé presque trente ans d’augmentation de température.

La position sans compromis de Plimer ne l’a pas rendu populaire. « Ils disent que je viole les vaches, que je mange les bébés, que je ne sais rien sur quoi que ce soit. J’ai aussi eu droit à une manifestation à Sidney lors du lancement d’un de mes livres, et j’avais une mère venant vers moi en tenant son gamin de deux ans dans les bras en disant : « Vous n’avez donc aucune moralité ? L’avenir de cet enfant est en train d’être détruit. » Typique du personnage, Plimer lui rétorqua vigoureusement: « Si vous êtes tellement inquiète, pourquoi avoir eu un enfant ? »

L’écologisme moderne l’irrite profondément, notamment parce qu’il est mené par des gens qui sont trop riches ?

« Quand j’essaye d’expliquer le réchauffement climatique à des gens en Iran ou en Turquie, ils n’ont pas la moindre idée de ce dont je parle. Leur vie se résume à survivre jusqu’au lendemain, à trouver leur prochain repas. La culpabilité écologique est un luxe de pays développé. C’est la nouvelle religion de populations urbaines ayant perdu leur foi dans le Christianisme. Le rapport du GIEC est leur bible. Al Gore et Lord Stern sont leurs prophètes. »

Heaven And Earth est la suite d’un livre de vulgarisation publié par Plimer en 2001, appelé A Short History of Planet Earth. Il se basait sur dix années d’émission radio sur ABC destinées aux habitants des zones rurales. Bien que le livre soit un best-seller et gagne un prix Euréka, ABC refusa de publier la suite, de même que les autres éditeurs majeurs que l’auteur approcha. « Il y a ici beaucoup de gens qui ont peur . Personne ne veut aller contre le paradigme à la mode. »

Puis, quelqu’un l’a mis en relation avec un minuscule éditeur perdu au milieu du bush australien et ils ont dit oui. Plimer se retint de réclamer une avance qu’ils ne pouvaient clairement pas se permettre. Mais quelque chose de remarquable est arrivé. Les 5 000 exemplaires de la première édition furent écoulés en deux jours seulement. Cinq autres éditions ont rapidement suivi. L’ouvrage a été vendu à 26 500 exemplaires rien qu’en Australie – avec des perspectives tout aussi réjouissantes pour l’Angleterre et les Etats-Unis. Il est même question d’une édition destinée à la très verte Allemagne.

La lecture de Heaven And Earth est une expérience à la fois enrichissante et terrifiante. Enrichissante parce que 500 pages de prose abondamment annotée, fruits de cinq ans de recherche, vous laissent sans le moindre doute. La contribution de l’homme à ce qu’ils appellent aujourd’hui le « changement climatique » était, est et sera probablement toujours négligeable. Terrifiante, parce que vous ne pouvez qu’être consterné devant tant d’argent gaspillé, tant de restrictions légales érigées en vain pour résoudre un problème qui n’existe pas. (La série South Park, comme souvent, a été probablement la première à illustrer cela dans un épisode mémorable où Al Gore s’invite dans la classe pour prévenir les écoliers du danger que pose une bête terrible, l’Homme-Sanglier-Ours, qui n’existe que dans son esprit…).

Le livre est-il arrivé à temps pour éviter un désastre ? S’il y a une justice, Heaven And Earth contribuera autant au réalisme sur le changement climatique que le film d’Al Gore, une « Vérité Qui Dérange » en a fait en faveur de l’alarmisme. Mais comme Plimer le sait bien, il existe désormais un vaste corps constitué d’intérêts dressé contre lui : des gouvernements comme celui d’Obama, qui utilisent le « réchauffement climatique » pour faire passer plus de taxes, de régulation et de protectionnisme ; des producteurs d’énergie et des investisseurs qui espèrent faire fortune avec des arnaques comme le marché des droits d’émission de CO2 ; des organisations non-gouvernementales comme Greenpeace dont la levée de fonds est directement liée à l’anxiété du public ; des envoyés spéciaux sur des questions d’environnement qui doivent sans arrêt surenchérir la menace pour justifier leur job.

Pensez-vous vraiment que ce message arrivera à passer ?

« Si, il y a trente ans, vous aviez demandé à n’importe quel médecin ou scientifique d’où venaient les ulcères à l’estomac, ils vous auraient tous donné la même réponse : ils sont évidemment causés par l’acide gastrique consécutif à un excès de stress . Tous sauf deux scientifiques, qui furent cloués au pilori pour leur idée délirante selon laquelle une bactérie serait derrière tout ça. En 2005 ils ont reçu le Prix Nobel. Le consensus s’était trompé. »

Un livre dont la pertinence scientifique est jugée "faible"

Ce livre a été l'occasion, pour le fameux site Internet RealClimate qui fait régulièrement le point sur les arguments en faveur et contre l'origine anthropique du réchauffement climatique, de confronter les déclarations de Ian Plimer avec le constat scientifique actuel.
A ce titre, l'article de RealClimate est sans appel : Heaven and Earth a une pertinence scientifique très faible, présente des questionnements hors sujets et se permet des conclusions et des relations infondées, à l'image de sa dernière déclaration dans l'interview ci-dessus.

La "croisade" de Ian Plimer contre la "pensée unique" du réchauffement semble donc vaine. Seul réconfort : son livre provocateur lui rapportera sûrement un bon petit pactole... Finalement, tout le monde y trouve son compte...

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Auteur

Christophe Magdelaine - notre-planete.info (tous droits réservés)

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bongo 18/09/2009 21:33

ce n'est pas la première fois que j'en entends parler... et pire encore, une thèse s'est faite jour, terrifiante si elle est vrai : il paraîtrait que les gouvernements des pays "développés" occidentaux, chercheraient en fait, à maintenir notre forme d'"hégémonie"  - par le biais d'obligations restrictives et d'exigences impossibles imposées aux pays du tiers monde, sous couvert de mettre tout le monde à la même enseigne, et d'égalité... ce qui au final, empêcherait pour encore au moins quelques décennies ces pays "sous développés" de nous rattraper..; car le marché est " attendez, urgence, réchauffement de la planète, nous faisons des efforts, et vous aussi vous devez en faire, donc si vous ne répondez pas aux exigences écologiques que l'on vous impose... eh bien, nous allons, diminuer / geler / ajourner... les aides que l'on pourait vous apporter, ou alors, ça va vous coûter plus cher - ou même... nous allons vous mettre à l'amende"... il semble que soit sérieusement en projet...je ne sais pas si vrai, mais hélàs, c'est plausible...à suivre donc...

Bambou254 19/09/2009 08:59


Plus rien ne m'étonne quant à moi.... Il semblerait que ce monde soit désormais gouverné par le sommet d'une pyramide peu recommandable...

Toujours est-il que voilà une théorie bien intéressante et tout à fait dans les cordes de l'élite en question.... Si tu retrouvais un article qui en parle, ça m'intéresserait beaucoup d'en avoir
les coordonnées, j'en connais quelques-uns que cela intéresserait énormément!

De toute façon, une chose est sûre, avec la technologie et les moyens financiers existant dans ce monde, il est tout à fait incroyable que ces pays ne s'en sortent pas mieux que cela, si ce n'est
par une volonté de les maintenir en leur état. Bien sûr, les gens qui sont à la tête de ces pays y trouvent un profit personnel royal, et les pays occidentaux y puisent leur matière première
(minerais, bois, denrées alimentaires, uranium, pétrole... ) à prix anti-démocratiques.... 

Malheureusement pour eux, ça nous arrange bien...