BP et la marée noire : l'humain est ainsi fait : c'est devant la catastrophe accomplie qu'on peut espérer faire changer les choses .... si ce n'est pas trop tard ...

Publié le par Bambou254

 

 

Source : http://energie-climat.greenpeace.fr/maree-noire-dans-le-golfe-du-mexique-greenpeace-interpelle-bp-et-les-entreprises-petrolieres

 

 

Energie / Climat | le 22 juin 2010

Marée noire dans le Golfe du Mexique, Greenpeace interpelle BP et les entreprises pétrolières

Aujourd’hui, avait lieu, à Londres, un congrès mondial des compagnies pétrolières auquel assistait Steve Westwell, directeur du personnel de BP, représentant de Tony Hayward. Greenpeace a saisi cette occasion pour interpeller non seulement BP mais aussi de nombreux représentants d’autres compagnies pétrolières.

 

Greenpeace veut dire la vérité:

Juste avant la prise de parole de Steve Westwell, Emma Gibson, militante de Greenpeace, est montée sur scène et a pris la parole pour interpeller les invités réunis : «dans la mesure où BP est incapable de vous dire la vérité, je vous dirai ce que vous devez savoir» .
Lors de cette intervention Emma et les militants de Greenpeace ont dénoncé l’immense danger que représentent les forages off shore qui mènent à des catastrophes de grande ampleur comme on le constate aujourd’hui dans le Golfe du Mexique. Ils ont également mis sous les projecteurs les risques que représentent l’extraction des sables bitumineux, synonyme de déforestation.

Les militants ont déployé, sur scène, une banderole sur laquelle on pouvait lire : ‘GO BEYOND PETROLEUM’ (« aller au delà du pétrole »)

Révéler et dénoncer la catastrophe des sables bitumineux

En plus de ses projets de forages off shore, BP, comme d’autres compagnie du secteur (et notamment Total) souhaite investir des millions pour extraire le bitume issu des sables bitumineux de la forêt boréale canadienne.

Sans avoir l’impact visuel et médiatique d’une marée noire, cette exploitation a également des conséquences dramatiques pour l’environnement, le climat et les populations autochtones : exploiter les sables bitumineux est la façon la plus sale, la plus chère et la plus énergivore de produire du pétrole. La production d’un baril issu de ces sables nécessite 5 barils d’eau, un demi baril de gaz et émet jusqu’à cinq fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel.

Pour Greenpeace, l’impact environnemental de l’extraction des sables bitumineux est tout aussi dangereux que la marée noire actuelle.

Les entreprises doivent investir dans les énergies alternatives, pour sortir de l’âge du pétrole !

Les pays industrialisés dépensent aujourd’hui environ 100 milliards de dollars chaque année en investissant dans des entreprises des secteurs du pétrole, du gaz et du charbon … alors
que selon le Potsdam Institute for Climate Impact Research , si l’on veut garder la hausse des températures en dessous des deux degrés, seules moins d’un quart des réserves prouvées en pétrole peuvent être utilisées d’ici à 2050.

Il est donc grand temps, pour les entreprises du secteur et pour les pays concernés d’engager une vraie démarche de recherche, d’investissement vers les énergies alternatives.

Relever le défi climatique, en sortant du pétrole, du charbon, et du nucléaire, c’est possible. Lire notre rapport [R]evolution énergétique http://bit.ly/RevolutionEnergetique

La fiche technique sur les sables bitumineux

 

 

 

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