Climatologues et climato-sceptiques : «Le Giec n'est pas le garant de la vérité scientifique»

Publié le par Bambou254

 

 

Source : http://www.lefigaro.fr/environnement/2010/04/02/01029-20100402ARTFIG00729-le-giec-n-est-pas-le-garant-de-la-verite-scientifique-.php

 

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Par Marc Mennessier
02/04/2010 | Mise à jour : 19:21
Réactions (345)

INTERVIEW - Le géophysicien Vincent Courtillot répond à la pétition des climatologues.

Dans un courrier adressé jeudi à la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, 400 chercheurs spécialistes du climat se sont plaints des «accusations mensongères» portées contre eux par les climatosceptiques (voir nos éditions d'hier). L'un de leurs chefs de file, le professeur Vincent Courtillot, directeur de l'Institut de physique du globe à Paris, nommément mis en cause, a accepté de répondre en exclusivité aux questions du Figaro.

LE FIGARO. Comment réagissez-vous à cette pétition?

Vincent COURTILLOT. J'y suis attaqué de manière profondément fausse et choquante. Je partage cet honneur avec Claude Allègre. Celui-ci n'a pas besoin de moi pour défendre son point de vue. Certes, une partie de nos conclusions sur la question de l'origine du réchauffement climatique sont proches, mais il a ses arguments et ses méthodes et moi les miens. Je me bornerai donc à répondre aux accusations explicitement portées contre moi.

Comme celle de porter des «accusations mensongères» à l'encontre de la «communauté» des climatologues…

Il faudrait d'abord définir les contours de cette communauté dont il est permis de se demander si elle ne s'est pas autodécrétée comme telle. Si deux de ses principaux leaders, Jean Jouzel et Hervé Le Treut, sont respectivement spécialistes de géochimie et de modélisation numérique, mes collègues et moi-même avons une grande expertise du traitement des longues séries de mesures en observatoire. Toutes ces approches ont quelque chose à apporter à la climatologie, science jeune et faite surtout de l'addition de nombreuses disciplines très diverses. Les pétitionnaires confondent (volontairement?) leur communauté avec le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). C'est lui dont je critique le mécanisme. Je maintiens que même avec les scientifiques les plus nombreux, un système de ce type ne garantit en rien de dire, à un moment donné, la «vérité scientifique». Celle-ci ne peut pas être le résultat d'un vote démocratique… Un seul avis contraire peut se révéler in fine exact. Le XXe siècle en regorge d'exemples: ainsi, dans mon domaine, celui de la dérive des continents, un Giec n'aurait su dire la vérité qu'avec soixante ans de retard!

Les signataires vous reprochent de douter de leur «intégrité»…

C'est faux. Je critique simplement les interprétations de certains d'entre eux. Est-ce désormais interdit en sciences? En outre, c'est oublier le fait que les «carbocentristes», comme les «climatosceptiques» d'ailleurs, ne parlent et ne pensent heureusement pas tous d'une seule voix. On gomme trop souvent les divergences utiles qui les opposent.

Avez-vous publié les résultats de vos travaux dans des revues scientifiques?

Le texte de la pétition me reproche en effet de n'être pas «passé par le filtre standard des publications scientifiques». Mais c'est encore une fois absolument faux! Six articles ont été publiés en cinq ans dans des revues internationales de haut niveau: Earth and Planetary Science Letters (EPSL), Comptes rendus de l'Académie des sciences et la dernière dans Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics . Deux autres sont soumis à l'évaluation de nos pairs anonymes. Aucun n'a pour l'instant fait l'objet de critiques scientifiques, à l'exception d'un article dans EPSL il y a deux ans . Mais nous avons répondu, mes collègues et moi, point par point, dans la revue. J'ajoute que toutes nos études ultérieures n'ont fait que renforcer nos premières conclusions. C'est seulement après tout ce travail, effectué «dans l'ombre», que j'ai publié cet automne, dans le livre (1) visé par la pétition, le résumé de ces recherches.

Vous allez donc continuer...

Jusqu'à nouvel ordre, il n'y a pas de censure idéologique en sciences… La meilleure manière de critiquer nos résultats scientifiques n'est pas d'envoyer une pétition à des «tutelles» mais de soumettre par les mêmes voies des articles pour publication. Comme l'écrit mon collègue physicien Jean-Marc Lévy-Leblond, «que les signataires jugent nécessaire de faire appel aux pouvoirs politiques et administratifs pour étayer leurs positions revient à reconnaître le manque d'indépendance qui leur est reproché par leurs adversaires, et qui obère la fiabilité des travaux du Giec». Je n'oublie donc en rien «les principes de base de l'éthique scientifique», comme cela m'est reproché. Mes collègues et moi avons simplement contribué à ouvrir un débat qu'il était auparavant très difficile d'avoir.

(1) «Nouveau Voyage au centre de la Terre», Odile Jacob, septembre 2009.

LIRE AUSSI :

» BLOG - Jean Jouzel répond au «Mythe climatique» de Benoît Rittaud

 

 



A ECOUTER : l'interview de Vincent Cortillot :


http://media.rtl.fr/online/sound/2010/0401/5937608506_Le-decryptage-de-Virginie-Gari-de-RTL-et-l-interview-du-geophysicien-Vincent-Courtillot-proche-de-l-ex-ministre-de-la-Recherche.mp3

 

 





Le blog de Vincent Cortillot :


http://vincentcourtillot.blogspot.com/

 

 

 

 

 

  LE DÉCODEUR - La propagande climatique (Émission #002)

 

 

 

 

 

 

 



Ce qu'en pense Bambou :


Moi, je ne comprends pas  : pour eux, c'est soit le CO2, soit le soleil..... Mais on oublie de dire qu'il y a aussi des perturbations due aux cycles de l'eau qui sont perturbés  , qui eux aussi régulent la température , les pressions basses et hautes . (je ne l'ai lu nulle part, je me fie à mon raisonnement et un peu de bon sens). Tout le cycle de l'eau est perturbé : on a créé des canaux, bétonné les digues des cours d'eau naturels, créé des barrages, bétonné des millions de km2 de surface qui empêche l'eau d'entrer dans les sols, les méthodes de cultures intensives aussi ont durci les sols qui ne s'imprègnent plus de l'eau correctement, utilisé des nappes phréatiques fossiles pour créer des cultures dans le désert (soutirant par ça de l'eau d'un sol où elle aurait dû rester et la remettant dans un circuit où elle n'aurait pas dû se retrouver), on essaye aussi de faire pleuvoir à coup d'épandage de sels chimiques dans les atmosphères, toutes ces méthodes ne sont pas naturelles, ....

Et ce n'est là sans doute qu'une infime partie des phénomènes qui entre en jeu. Tout n'est pas que blanc ou noir, la complexité est sans doute hors de portée de notre entendement.

On a tout détraqué, nos activités sont certes à l'origine de pas mal de perturbations et pollutions. Qu'il y ait réchauffement ou pas, peu importe à ce niveau (je veux dire, des conséquences, oui, il y en aura), mais ce que je vois, c'est que quel que soit le phénomène, il est récupéré à des fins politiques et de manipulation des masses. Le CO2, c'était bien pratique, parce qu'on sait le mesurer, alors on s'en sert "allègrement"....

L'homme veut tout contrôler et ne contrôle rien en vérité :
il détraque tout, et la nature se chargera de rétablir l'équilibre... tant pis pour nous .

 

 

 

 

 

 

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