Cyber action N° 349 : Alstom vs. Climat : la France doit faire le bon choix !

Publié le par Bambou254


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Pour signer la pétition, cliquez sur l'adresse ci-dessous :


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Cyber action mise en ligne le 30/03/2010 , en partenariat avec : Les Amis de la Terre
Elle sera envoyé à : Monsieur le Président de la République, Madame la Ministre des Finances,

Elle prendra fin le : 08/04/2010


La Banque mondiale doit se prononcer sur un prêt pour la construction de la méga centrale à charbon de Medupi en Afrique du Sud. Elle émettra 25 millions de tonnes de CO2 par an (5 % des émissions françaises totales), entraînera des pollutions majeures au soufre et au mercure, et exigera l‘ouverture de 40 nouvelles mines de charbon pour l’alimenter.
Alors que les Etats-Unis s’abstiendront lors du vote, la France risque de soutenir le projet pour défendre les intérêts d’Alstom, impliqué dans la construction de la centrale…

 

 

 

EN SAVOIR PLUS…

Contexte : Le 8 avril, la Banque mondiale décidera d’approuver ou non un prêt de 3,75 milliards de dollars en faveur de la compagnie d’électricité Eskom (Afrique du Sud), qui servira principalement à financer la construction de la gigantesque centrale à charbon de Medupi.

Pour défendre les intérêts d’Alstom, sous traitant d’Eskom, la France risque de voter en faveur de ce prêt, alors qu’il aura un impact climatique désastreux et qu’il appauvrira la population sud-africaine.

10 raisons de rejeter le projet d’Eskom


1. Il va contribuer à l’aggravation des changements climatiques
Alors que l’Afrique est et sera particulièrement affectée par les changements climatiques, la centrale à charbon Medupi de 4800 MW, une fois construite, émettra 25 millions de tonnes de CO2 par an, contribuant fortement à l’aggravation des changements climatiques.

2. Il va à l’encontre des engagements de la France en matière de climat A Copenhague, la France et Nicolas Sarkozy se sont positionnés comme leader en matière de lutte contre les changements climatiques. Le soutien à un projet climato-suicidaire comme la centrale de Medupi anéantirait la crédibilité de notre pays en la matière.

3. Il ne sert qu’à soutenir des multinationales occidentales très riches.
La centrale Medupi est conçue pour alimenter le secteur industriel en Afrique du Sud. Ces industries, notamment dans le secteur minier, sont largement tournées vers l’exportation, et contrôlées par des multinationales étrangères, qui rapatrient une immense partie de leurs profits vers leurs sièges à Londres, New York ou Luxembourg.

4. Il ne va pas améliorer l’accès à l’énergie des Sud-Africains.
Les industries sud-africaines bénéficient de tarifs artificiellement bas pour l’électricité, en raison d’accords inéquitables signés à la fin de l’apartheid. Ainsi, le coût de production de l’électricité pèse de façon disproportionnée sur la population. Pour rembourser le prêt de la Banque mondiale, Eskom prévoit des augmentations de tarif de 25 % par an jusqu’en 2012 pour les foyers sud-africains : cela rendra l’énergie inabordable pour les plus pauvres et pèsera lourdement sur tous les particuliers.

5. Il va entraîner l’ouverture de 40 nouvelles mines de charbon.
La construction de la centrale de Medupi implique l’ouverture de 40 nouvelles mines de charbon pour l’alimenter, ce qui va conduire à de sérieuses pollutions des eaux, des sols et de l’air, notamment au soufre, ainsi qu’à un accaparement de la ressource en eau pour l’exploitation minière. Là encore, les populations locales en seront les premières victimes.

6. Il nuira gravement à la santé des communautés voisines.
En plus des émissions de gaz à effet de serre, la centrale de Medupi affectera lourdement la santé et la vie des riverains en les exposant à des résidus de mercure liés à la production d’électricité à base de charbon. Les militants sud-africains ont déjà alerté la Banque mondiale sur les impacts sanitaires lourds d’une telle centrale, notamment les problèmes respiratoires développés par les populations vivant à proximité.

7. Les Sud-Africains ne veulent pas du projet.
Plus de 65 ONG, syndicats et mouvements religieux s’opposent aujourd’hui au projet de centrale Medupi en Afrique du Sud. Les syndicats envisagent des grèves pour protester contre la hausse des tarifs prévue par Eskom. La société civile est mobilisée pour dénoncer les impacts sanitaires et environnementaux du projet.

8. La société civile mondiale ne veut pas du projet.
Des Etats-Unis au Kenya en passant par l’Inde, partout dans le monde, plus d’une centaine d’organisations se mobilisent contre le projet, en signant la Déclaration de la société civile sud-africaine contre le projet Eskom ou en interpellant leurs gouvernements. Plusieurs cyber-actions semblables à celle-ci circulent aujourd’hui, notamment en Grande-Bretagne et en Australie.

9. Les alternatives existent.
L’Afrique du Sud a un potentiel énorme en matière d’énergies renouvelables. Pourtant, aujourd’hui la Banque mondiale ne consacre que 7 % de son prêt à Eskom aux renouvelables, et 13 % à l’efficacité énergétique, alors que la société civile sud-africaine souhaite le développement de ces deux secteurs.

10.La France n’est pas au service d’Alstom.
L’Etat français a déjà accordé une garantie à Alstom via la Coface pour cette centrale ultra controversée. S’il continue à soutenir le projet, il va donner de la France une image lamentable dans le monde: celle d’un pays plus intéressé par la défense de ses industries les plus sales que par ses engagements en matière climatique, et qui méprise ouvertement la société civile sud-africaine qui s’oppose massivement au projet.

 

 

 

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