G8, G20, ..... G pas tout compris .... Pour une gouvernance économique mondiale

Publié le par Bambou254

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/06/25/pour-une-gouvernance-economique-mondiale_1378416_3232.html

 

 

Olivier Giscard d'Estaing, président de la fondation INSEAD

 

 

L'initiative prise par Valéry Giscard d'Estaing, en 1975, alors qu'il était président de la République française, d'inviter à Rambouillet les présidents ou chefs d'Etat d'Allemagne, des Etats-Unis, d'Italie, du Japon et du Royaume-Uni est le fait le plus marquant de l'histoire des relations internationales de cette fin de siècle.

 

 

Innovante, elle a transformé le climat des relations entre chefs d'Etat d'une manière fondamentale, durable et maintenant élargie. Elle a créé une occasion majeure de concertation multilatérale et contribue à assurer, après la guerre froide, une paix entre ces pays, comme on n'en avait jamais connu dans notre histoire.

Il est intéressant de noter qu'à l'origine, il s'agissait d'un sommet monétaire, dû à la crise et aux désordres monétaires de l'époque liés au choc pétrolier – le quadruplement des prix du pétrole décidé par l'OPEP, passant de 5 dollars à 20 dollars le baril, avant d'atteindre et de dépasser 40 dollars – et au déficit permanent de la balance commerciale américaine. De même, c'est la récente crise mondiale qui allait permettre au président Sarkozy d'initier le G20 en novembre 2008.

Auparavant, les chefs d'Etat ne se rencontraient qu'au niveau bilatéral et relativement rarement. Ces visites de courtoisie exigeaient un faste et coûteux protocole, avec parfois des défilés dans les grandes artères des capitales : c'était du grand spectacle, populaire malgré les embarras de voitures qu'ils causaient, peu efficace, mais favorisant des rencontres culturelles et des relations amicales entre les peuples. Les exemples les plus frappants étaient ceux de l'entente cordiale entre la France et la Grande Bretagne, et les visites des chefs d'Etat africains.

L'originalité de cette invitation était qu'elle était limitée au chancelier Helmut Schmidt, au président Aldo Moro, aux premiers ministres Takeo Miki et Harold Wilson et au président Gérald Ford. Ils n'étaient accompagnés que par leurs ministres des finances et des affaires étrangères et leurs représentants personnels (Sherpas) en tout vingt-quatre personnes. Encore, ces accompagnateurs n'assistaient qu'à une partie des réunions.

Il n'y avait pas d'ordres du jour ni de décisions, mais une déclaration commune à la fin des réunions, comme les quinze points de la déclaration de Rambouillet.

Néanmoins, ce sommet fut l'occasion d'un accord monétaire, conclu en marge de ces débats, entre la France et les Etats-Unis, prévoyant des actions coordonnées des banques centrales pour stabiliser les variations erratiques constatées sur les marchés des changes.

Ne cherchons pas à établir ici le bilan des trente-quatre réunions annuelles qui se sont tenues, bien qu'il soit substantiel. Aucun recueil public ne rend compte des engagements pris, ni du suivis de ces engagements. On peut s'en étonner et le déplorer. Cela appelle une profonde modification sur laquelle nous reviendrons. Une remarquable initiative privée, sous l'égide de l'Université de Toronto s'en est chargée, analysant chaque engagement et son application dans chaque pays du G8. 

 

 EXISTENCE STATUTAIRE

Ces réunions informelles et sans statuts sont devenues progressivement de très amples réunions, préparées et organisées à l'initiative tournante des chefs d'Etat les accueillant, avec une considérable implication des médias et de lourds problèmes de sécurité. Les opinions publiques se sont senties concernées de même que les pays exclus – petits pays et grands pays émergeants –, malgré les invitations tardives en fin de réunion.

Quant à l'élargissement, on imagina d'abord le BRIC, avec le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, on y ajouta l'Afrique du Sud et l'Egypte avant d'atteindre la dimension du G20, constitué le 26 septembre 1999, comprenant les huit, plus onze pays (Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Mexique et Turquie) plus deux représentants institutionnels (l'Union Européenne et la Banque mondiale). Ces pays comprennent 4 milliards d'habitants, soit les 2/3 de la population mondiale et les 3/4 du commerce mondial.

L'optimisation du G20 consisterait à lui adjoindre un représentant par continent qui y associerait les Etats non représentés.
Cet élargissement modifie sensiblement le concept originel et pose un double problème : celui des relations entre le G20 et les organismes mondiaux et celui de l'organisation de leurs travaux et de leurs communications avec la communauté mondiale.

Le choix des pays était crucial : trop nombreux, ils rendent les débats et les résultats difficiles à mettre en œuvre ; trop peu nombreux, ils seraient accusés de néocolonialisme.

L'exemple de l'organisation des Nations unies est édifiant. Sans renier son influence et celle de ses agences dans le monde, il faut bien reconnaître sa relative impuissance. Son assemblée générale, avec ses 192 membres, offre l'occasion d'une série de déclarations successives, et le seul vote qui intervient est celui portant sur ses questions budgétaires. Ceci est conforme à ses statuts et aux objectifs de paix prévus par ses fondateurs.

Le Conseil de sécurité, avec ses quinze membres est apte à prendre des décisions et il dispose de moyens pour le maintien de la paix et des interventions militaires multinationales. Mais sa composition excluant les vaincus de la seconde guerre mondiale, dont le Japon, second contributeur à son budget, après les USA, et l'impératif du vote à l'unanimité pour les principales décisions, affaiblissent considérablement son rôle.

Les efforts de modification de ses statuts requérant les 2/3 des voix n'ont jamais abouti, malgré leur évidente nécessité.

La construction européenne s'est heurtée à un problème comparable. Limitée à six pays fondateurs, mais ouverte, sous conditions, aux autres pays d'Europe, la Communauté n'a cessé de s'élargir progressivement de six à neuf puis à treize et maintenant à vingt-sept. D'autres pays demandent à s'y joindre. Cela limite probablement son efficacité et ses possibilités de décisions, bien que le traité de Lisbonne ait limité le nombre de décisions prises à l'unanimité et élargi le champ des décisions prises à une majorité qualifiée, tenant compte de la taille des Etats membres.

Le G20, ainsi confirmé dans sa vocation mondiale, devra assumer ses responsabilités économiques, en liaison avec les autres institutions internationales.

Quant au maintien du caractère spécifique du G8, il suffirait d'en prévoir les réunions différentes et au moins annuelles avant celles du G20. Celles-ci devraient alors être considérablement allégées, pour revenir à une réunion d'un nombre réduit d'acteurs et non celui des 2 000 personnes présentes à Heiligendamm (2007).

Cette évolution ne doit pas conduire à ignorer les relations bilatérales, comme on en exprime parfois la crainte à l'occasion des relations des Etats-Unis et de la Chine ou de la Russie. De telles relations sont dans la nature des choses et les bonnes relations qu'elles encouragent sont plus avantageuses que des conflits latents. Elles contribuent à améliorer le climat international, à favoriser la paix et à apporter des solutions nouvelles, comme ce fût le cas des relations franco-allemandes.

Cette modification exige que le G20 sorte de son inexistence statutaire, de droit coutumier, et que son fonctionnement fasse l'objet d'un traité le légitimant. Ce projet pourrait être préparé par une commission ad hoc, puis proposé aux vingt. Il pourrait être mis en œuvre si un minimum de pays, de tous les continents, le décidaient. Il serait ouvert sous conditions aux pays qui souhaiteraient y adhérer, en en limitant le nombre total.
Son rôle serait d'intervenir dans les décisions économiques globales ; il devrait disposer d'un comité exécutif, d'un secrétariat général et serait soumis à un contrôle parlementaire ; son budget de fonctionnement et d'intervention serait assumé par les pays membres et leurs capacités d'emprunts.

Ainsi pourrait-on enfin répondre aux attentes que les peuples, inquiets de la mondialisation et de leur avenir, ne cessent d'exprimer.

Olivier Giscard d'Estaing, président de la fondation INSEAD
 
 
 
 

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Adèle 28/06/2010 00:50



Oui je sais c'est difficile de mettre des commentaires sur mon blog et je le regrette !


Merci pour l'intention et toutes ces infos que tu as pris le temps de rédiger. J'espère qu'elles serviront à d'autres aussi. Nous avons déjà fait une pétition et rencontré le maire (il y a un
juriste parmi nous). Nous attendons les résultats. Un article doit paraître ce matin dans le journal.


Ici nous n'avons pas le choix pour les œufs : ils sont tous industriels donc pro-inflammatoires (selon le docteur D.Servan-Schreiber). J'ai donc mes poules : de bons "animaux" de compagnie !


Adèle



Bambou254 28/06/2010 01:12



J'espère de tout coeur que ça va aboutir positivement !! Une chance que vous ayez un juriste, et puis, d'après ce que tu dis, vous êtes déjà plusieurs! Très bien aussi ça !


Pour ma part, j'ai aussi des poules! Leurs oeufs n'ont absolument rien de comparables à ceux vendus dans le commerce, fussnt-ils "bio"et de plein air !


Bonne semaine qui commence !


 



Bambou 254 27/06/2010 17:34



Adèle !! Plus moyen de déposer un com sur ton blog !!


Voici ce qui m'est dit :



"Votre commentaire n'a pas pu être envoyé pour les raisons suivantes:


Vous pouvez utiliser seulement des lettres et des chiffres pour votre vos identifiants. Le - est également autorisé si ce dernier est placé au début ou à la fin."




Je voulais te remercier de m'autoriser à publier ton article sur la courge !!!


Encore merci donc !!



Adèle 27/06/2010 01:01



J'y vois plutôt une chienlit gigantesque. Au bord de notre rivière on déverse des camions énormes de lisier de poules industrielles : pas de réaction de la mairie. Comme par hasard un
épandage secret (et qui le reste) fait disparaître les mouches.


Un petit Seveso caché : l'odeur était pourtant "monstrueuse" ! Toutes mes abeilles sont mortes alors que les fruitiers étaient en début de floraison !


Adèle



Bambou254 27/06/2010 17:15



Quelle horreur absolue Adèle ! Il y a sûrement moyen de frapper à une bonne porte !!


Il faut tout faire pour que ça s'arrête !! 


Engagez une pétition ne fera pas tout disparaître, mais c'est une excellent moyen de faire connaître les choses plus largement pour commencer : les maires
n'aiment pas ce genre de publicité , retiens bien ça: faire une mauvaise publicité au maire le fera bouger ! Renseigne-toi d'abord tout azimuth, puis contacte des journalistes, pourquoi pas !! Il
y a des presses spécialisées dans ce genre de dossiers . Je vais te donner quelques personnes à joindre, pose-leur la question !!


Et aussi, essaye de former un collectif citoyen : on a plus de force morale quand on est plusieurs, et on est beaucoup mieux entendu, ça a
énormément plus de poids au niveau légal. Et manifestement, dans ton cas, la légalité n'est pas respectée, tu as donc toutes tes chances. Et s'il y a de petits frais à engager, c'est plus léger à
supporter.


******************


Pourquoi ne pas commencer par joindre Alain Ugen , du site Cyber@acteur, il a l'habitude d'être confronté à ce genre de cas. Fouille son site pour voir quel genre d'actions il a déjà défendu, et
vois quels sont les résultats concrêts qu'il a obtenu, tu seras agréablement surprise : voici le formulaire de contact :


http://www.cyberacteurs.org/contact/


Peut-être lui expliquer la situation , lui demander en quels termes rédiger une pétition et à qui l'adresser pour que ce soit efficace. Je ne doute pas qu'il t'aidera. Ses Cyberactions sont
largement diffusées.


******************


Peut-être aussi contacter le FNE (France Nature Environnement, ils avaient lancé une pétition contre l'insecticide Cruiser). C'est un organisme officiel, qui a du poids en France. Ils sauront
évidemment à qui tu peux t'adresser. Des lois existent, il faut les faire respecter, et il faut juste trouver les bonnes personnes.


http://www.fne.asso.fr/fr/contact.html


******************


Pour ce qui est des abeilles, si tu es sur Face Book, je te propose de contacter ce monsieur, qui semble en connaître un bout sur le sujet, étant lui-même apiculteur , il aura peut-être de bons
conseils à ce niveau? Il est fort actif dans des groupements de défense pour l'apiculture, il organise des stages etc...


http://www.facebook.com/group.php?gid=101363176020#!/profile.php?id=100000062003033&ref=mf


******************


Tu parles de poulaillier industriel, donc tu peux aussi t'adjoindre des organismes de protections animales! S'ils ne respectent pas la loi quand à l'évacuation des déchets, ils ne la respectent
sûrement pas d'avantage sur la législation en matière de bien-être animal. Je te propose de contacter la présidente de L214 , ou en tout cas son organisme: je l'ai rencontrée perso lors d'une
manif anti-vivisection à Strasbourg, elle est efficace et tenace, elle connait le monde de la presse, elle pourra certainement te donner de bonnes adresses et de bons conseils. Voici son site
officiel : http://www.l214.com/contact


******************


Il y a manifestement un problème au niveau sanitaire, donc, contacter des services officiels d'hygiène publique, leur expliquer la situation et leur poser la question de ce qu'il est possible de
faire au niveau légal (Conseil Supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF): http://lannuaire.service-public.fr/services_nationaux/conseil-comite-commission-organisme-consultatif_172083.html


******************


Au niveau du ministère de l'agriculture ( http://agriculture.gouv.fr/sections/ministere/  ), aussi des gens à contacter : dans ton histoire, il y a beaucoup de choses  :


>>>La qualité de l'eau n'est pas respectée >>joindre un organisme de Contrôles et sauvegarde des ressources en eau
(33 000 contrôles réalisés chaque année par la police de l'eau, nous dit-on sur le site du ministère de l'agriculture)


>>>Faire appel à un organisme de contrôle de service vétérinaire pour vérifier l'hygiène de ce poulallier industriel. Toujours sur le site du minisère de l'agriculture , on nous dit :
"5000 agents des services vétérinaires : Sécurité et qualité des aliments, santé et protection des animaux
3 millions de bovins contrôlés par an, 94.000 inspections par an dans les établissements en relation directe avec le consommateur : restaurants, supermarchés, industries agroalimentaire"


Je cite : "


Pour des questions relatives à une situation particulière, nous vous invitons à contacter la Direction départementale de l'agriculture et de la forêt (DDAF) ou la Direction départementale de
l'équipement et de l'agriculture (DDEA) ou la Direction départementale des Services vétérinaires (DDSV) : Consultez les coordonnées des DDAF, DDEA, DDSV (rubrique "Ministère" > Organisation >
Services déconcentrés)


http://agriculture.gouv.fr/sections/ministere/organigrammes-missions/services-deconcentres


 


Veux-tu que je lance une discussion pour ton problème sur divers forum dont je fais partie, que j'en parle à mes amis pour qu'ensemble on trouve des solutions concrêtes? Et je t'inviterais sur
ces forum, bien sûr! A plusieurs, on pourrais s'organiser pour que chacun engage une petite action, comme contacter chacun ces divers organismes pour renseignements, par ex. Si tu te sens prête à
te lancer dans cette bataille, on peut essayer de t'aider.


 


A toi de voir. Bien à toi,


Marie


 


 



Adèle 26/06/2010 04:27



Le consommacteur doit s'impliquer un peu plus. Ce n'est pas facile. On est trop souvent "victimes" du scienti-fric !


Adèle



Bambou254 26/06/2010 16:22



Malheureusement, il faut une volonté politique pour soutenir ce consommateur ... or la politique se met au service des lobbies , et non du peuple, pour l'exploiter , et non pour l'aider.


La vocation politique première d'aider le peuple a été détournée au profit d'un système consumériste. C'est la politique qui doit d'abord changer.


 


800.000 personnes ont manifesté dans les rues ce jeudi contre la politique des pensions : le gouvernement a annoncé qu'il ne cèdera pas .... Le peuple a-t-il encore un quelconque pouvoir
décisionnel sur son destin? Les dés ne sont-ils pas pipés? La dictature ne s'installe-t-elle pas petit à petit?


Bon week end Adèle .