Lille : "Sortir du nucléaire" dénonce un colloque "pour apprendre aux citoyens à accepter une catastrophe nucléaire"

Publié le par Bambou254



Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du lundi 30 novembre 2009





- Vendredi 4 décembre, à Lille, se tient le colloque "la préparation au post-accidentel nucléaire"
- Il s'agit de préparer la population à accepter un accident nucléaire et à vivre en zone irradiée



Le 4 décembre, à Lille, se tient un colloque organisé par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) sous couvert d'une association locale.

Intitulé "La préparation au post-accidentel nucléaire", ce colloque rassemble divers intervenants dont le Réseau "Sortir du nucléaire" a déjà eu l'occasion de dénoncer les travaux pseudo-scientifiques, dont le but véritable est de préparer la population à accepter l'éventualité d'un accident nucléaire, à co-gérer avec les autorités les conséquences d'un tel drame, et à vivre en zone contaminée… sans remettre en cause l'industrie nucléaire.

C'est par exemple le cas de Gilles Hériard Dubreuil, Directeur du cabinet Mutadis, et de Jacques Lochard, Directeur du CEPN (Centre d’Etude sur l’Evaluation de la Protection dans le domaine nucléaire). Le CEPN est un organisme qui regroupe EDF, Areva, le CEA et l'IRSN. Le CEPN et Mutadis mènent des études pseudo-scientifiques dans les zones d'Ukraine et de Biélorussie contaminées par la catastrophe de Tchernobyl. Il s'agit de "prouver" que l'on peut vivre "heureux" dans ces zones et, surtout, consommer des produits contenant en particulier du césium radioactif.

L'objectif est de transposer ces études à la France pour montrer aux citoyens que, de même que les biélorusses, ils peuvent s'accommoder d'une catastrophe nucléaire et continuer à vivre sur place sans exiger d'être relogé en zone non contaminée. Cette démarche est d'autant plus pernicieuse qu'elle vise à faire en sorte que les citoyens eux-mêmes cogèrent avec les autorités et les entreprises du nucléaire les conséquences d'une catastrophe.

C'est ainsi que l'on note des formules comme "un point de vue citoyen pour prévoir la gestion d’une situation qui ne peut, en cas d’accident, qu’engendrer d’énormes problèmes humains et environnementaux." ou "la montée en compétence citoyenne dans le contexte des activités nucléaires" ou "concertation pluraliste : la gestion à long terme d’un accident nucléaire".

Le Réseau "Sortir du nucléaire" regrette la participation à ce colloque de représentants associatifs qui, involontairement, cautionnent les projets de l'industrie nucléaire qui entend continuer ses activités quoi qu'il arrive, et en particulier après une catastrophe nucléaire. Il convient de rappeler que la région Nord-Pas de Calais est directement sous la menace de la centrale de Gravelines, qui comprend 6 réacteurs vieillissants et donc plus dangereux que jamais.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rediffuse le document "La malbouffe radioactive" qui dévoile les divers programmes mis en œuvre pour apprendre aux citoyens à vivre en zone irradiée, à consommer des produits contaminés, le tout sans remettre en cause l'industrie nucléaire.







C'est fort, ça !!! C'est tout de même bien la preuve qu'ils sont parfaitement conscients des risuees du nucléaire !! Faut-il accepter et attendre la catastrophe??? Sortir du nucléaire serait quand même la meilleure des préventions !!!





Publié dans Actualité Nucléaire

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