Pétition : La Suisse fait dans la destruction des forêts tropicales, le vol de terrain et la famine !

Publié le par Bambou254


 

La culture des plantes jatropha a des conséquences catastrophiques en Mozambique
La culture des plantes jatropha a des conséquences catastrophiques en Mozambique




Pour signer la pétition, cliquez sur l'adresse ci-dessous :

http://www.sauvonslaforet.org/protestaktion.php?id=502




La commune Bad Zurzach dans le canton suisse Aargau a accordé un permis de construire pour une fabrique de biocarburant. Sur cet ancien terrain industriel, la SA Green Bio Fuel Switzerland prévoit de produire 130 million de litres de biocarburant par an. Green Bio Fuel appâte avec la promesse que de cette façon 200 000 tonnes de C02 seront économisées. Cette économie devrait à elle seule suffire à satisfaire 10% des engagements de la Suisse définis par le protocole de Kyoto. Franz Nebel, le maire de la commune, se réjouit de ces nouveaux emplois. Il ne voit nullement le danger du préjudice pour l’image de sa commune, étant donné que le site industriel se trouve suffisamment éloigné du centre. Les stratèges en marketing de Bad Zurzach souhaitent que la commune soit dans l’avenir un lieu de « bien-être, santé et tourisme ». Mais que diraient-ils si Bad Zurzach rimait avec « destruction de l’environnement, acquisition forcée de terrain, et famine » ? Ainsi seront en effet les conséquences du site de biocarburant prévu.

Sur le site de Bad Zurzach, c’est à partir de l’espèce végétale jatropha que le « biocarburant » doit être obtenu. Cette « matière première renouvelable » va être produite en Mozambique. Personne jusqu’à présent ne semblait s’être préoccupé des conséquences que ce site de biocarburant suisse pourrait avoir sur le pays africain. Là-bas il s’agit moins de préjudice pour l’image que de pure survie.

Il est prévu que 33 millions d’hectares, soit 40% de la superficie totale de la Mozambique, servent à fournir de la matière première renouvelable à l’Europe. L’agriculture, premier secteur économique en Mozambique, va être entièrement restructurée. La culture agro-alimentaire perdra de plus en plus de terrain pour laisser les champs libres aux matières premières pour biocarburant. Déjà l’année dernière, le programme alimentaire mondial des Nations Unies avait prédit un état d’insécurité alimentaire dans 7 des 11 provinces de Mozambique. Pour cause de mauvaises récoltes, 350 000 personnes sont menacés par la faim.

Pour gagner de nouvelles surfaces pour les monocultures, la forêt tropicale est détruite. La biodiversité unique de cette forêt et le milieu de vie de nombreuses petites communautés villageoises sont dévastés sans égards par les multinationales. Le fait qu’une plus grande quantité de C02 soit ce faisant émise que celle que la Suisse va dans l’avenir économiser avec le biocarburant, ne se retrouve dans aucun de leurs calculs. Une étude scientifique datant de l’été 2009 a démenti les propriétés positives qui ont été attribuées au genre végétal jatropha. En effet, même sur un sol relativement fertile, les plantes du genre jatropha ont besoin d’eau. En Mozambique, les sols fertiles se font maintenant rares. Afin de pouvoir faire les récoltes prévues, la forêt tropicale doit être déboisée et remplacée par des plantations. Les plantes jatropha ne sont pas des modèles de succès économique pour les paysans, car ils courent un haut risque et sont dépendants des multinationales. Les droits des communautés paysannes ont déjà été fortement altérés. Les droits du sol sont de plus en plus réduits, afin que les multinationales trouvent des conditions cadres meilleur marché.

Vous pouvez télécharger l’étude complète en format PDF (2MB, anglais).

Vous trouverez également plus d’informations ici : http://www.evb.ch/p25014634.html

Soutenez notre protestation, et exigez auprès du conseil municipal de Bad Zurzach ainsi qu’après du canton Aargau qu’ils retirent leur autorisation pour le site de biocarburant.

Vous trouverez ici une traduction de la lettre.

 

 

 

 

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