Pour une totale liberté d'expression sur internet, la démocratie populaire serait-elle quand même en marche via cet outil???

Publié le par Bambou254

 

 

Source : http://guybirenbaum.com/20100708/faites-passer-a-baroin-bertrand-estrosi-lefebvre-morano-nkm-les-autres/


 

Cela ne s’invente pas… Depuis plusieurs jours, les membres du gouvernement et de l’UMP se déchainent comme jamais contre Internet cet outil du fascisme et du populisme réunis. Pourtant, au moment même où je publie ce “billet”, débute au Centre de Conférences ministériel de la Convention une réunion Internet et liberté d’expression, sous le haut patronage du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner…

(…)

J’espère que François Baroin,  Xavier Bertrand, Christian Estrosi, Frédéric Lefebvre (vous avez lu “ça”, j’espère), Nadine Morano, NKM et tous nos subtils détracteurs du net vont passer la tête ou juste lire le programme de cette réunion.

Le voici en intégralité au cas où d’autres occupations les empêcheraient de s’y rendre…

Bernard Kouchner et son collègue néerlandais Maxime Verhagen ouvriront jeudi 8 juillet à 9h30, au Centre de conférences ministériel de la Convention, une réunion d’experts consacrée à la liberté d’expression et d’opinion sur Internet.
Une douzaine de gouvernements seront représentés ainsi que plusieurs ONG, organisations internationales et entreprises. De nombreuses personnalités sont attendues, parmi lesquelles le rapporteur spécial des Nations Unies pour la liberté d’opinion et d’expression et le Secrétaire général de Reporters Sans Frontières. L’ouverture par les ministres (9h30-10h) et la séance de clôture (17h30-18h30) seront ouvertes à la presse.
1- La liberté d’expression et d’opinion sur Internet constitue un enjeu fondamental de politique internationale. En offrant aux individus un accès élargi à l’information et à la communication, Internet contribue, dans de nombreux pays, à l’affirmation d’une opinion publique et d’une société civile. Il constitue un puissant facteur de démocratie. Par ailleurs, en rendant les atteintes aux droits de l’homme plus difficiles à dissimuler, Internet constitue un instrument privilégié pour la défense des droits fondamentaux de la personne humaine. Internet ne peut cependant jouer ce rôle en faveur de la démocratie et des droits de l’homme que si la liberté d’expression et d’opinion est respectée sur le réseau.
2- Des engagements ont été pris par les Etats en matière de liberté d’expression et d’opinion sur Internet. Les quelque 180 pays réunis à Genève en 2000 dans le cadre du Sommet Mondial sur la Société de l’Information ont reconnu la pleine applicabilité à Internet de la Déclaration universelle des droits de l’homme, en particulier de l’article 19. Cet article stipule que « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir, et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».
3- Mais ces engagements ne sont pas toujours respectés. Le nombre d’Etats qui pratiquent la censure sur les nouveaux médias, qui surveillent et punissent les internautes pour délit d’opinion a connu une forte augmentation au cours de la période récente. Le nombre de blogueurs ou internautes emprisonnés ou abusivement entravés tend d’ailleurs à rejoindre aujourd’hui celui des journalistes.
4- Face à ces évolutions préoccupantes, il apparaît nécessaire de prendre des mesures concrètes pour promouvoir un Internet universel, ouvert, protecteur des libertés fondamentales. C’est dans cet esprit que la France et les Pays-Bas ont décidé d’unir leurs efforts pour constituer un groupe-pilote et travailler ensemble à l’organisation d’une réunion ministérielle à l’automne prochain. Ce groupe-pilote travaillera sur quatre thèmes :
l’élaboration d’un code de conduite auquel les entreprises privées exportatrices de technologies de filtrage et de brouillage pourraient souscrire ;
la mise en place, au plan international, d’un mécanisme permettant de vérifier le respect par les Etats de leurs engagements en matière de liberté d’expression sur Internet, et de les interpeller le cas échéant ;
l’aide aux défenseurs des droits de l’Homme sur Internet, en particulier à travers les Organisations non gouvernementales ;
La traduction juridique de l’universalité de l’Internet afin de faire obstacle à ceux qui, au nom de la souveraineté nationale, tentent d’en faire un espace fragmenté, fermé et surveillé.


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Daniel JAGLINE djexreveur 10/07/2010 02:43



La liberte d'expression est fondamentale.


Ceux qui la mettent à mal ne sont pas que ceux qui la réprime, ou souhaitent la cadenacer, se sont aussi ceux qui la galvaude, et s'en servent pour tromper, mentir, calomnier,
désinformer, usurper certaines vérité.


Avoir le droit d'avoir une opinion, et de l'exprimer, ne valide pas le bien-fondé ou pas de cette opinion.


Je défends, la liberté d'expression,


même si je dois avouer, que parfois j'aimerais que certaines idées ne soient plus exprimées, véhiculées, et parfois même je vais jusqu'à souhaiter que certaines idées ne soient plus "autorisées",
ou disont plutôt, que je voudrais tant qu'elles disparaisent, et ne soient plus exprimées.


C'est terrible et paradoxale, mais si nous croyons à la liberté d'expression, nous devont de fait accepter, que la volonté de l'abolir puisse s'exprimer aussi..


Par conséquent, au delà de l'expression, il y a l'action, en parallèle de cette liberté d'expression, il résulte l'acceptation, de la liberté d'action, qui traduit en acte une opinion.


C'est terrifiant !.