Prolonger le nucléaire : "La Belgique va servir de cobaye pour l’humanité"

Publié le par Bambou254



Après le journal, Jean-Michel Javaux, co-président d’Ecolo était l’invité de Pascal Vrebos. Il est revenu sur la proposition de Paul Magnette d’allonger de dix ans la durée de vie de trois de nos réacteurs nucléaires, en s'inquiétant du sort réservé à la Belgique.

Sur le plateau, aux côtés de Pascal Vrebos, Jean-Michel Javaux ne s’est pas limité à dire qu’il n’était pas d’accord avec la proposition de Paul Magnette (voir encadré) et que les Verts étaient de toute façon contre le nucléaire. En effet, il a motivé ses propos, expliqué et argumenté pourquoi Ecolo ne soutient absolument pas cette idée. Il est revenu sur des faits concrets qui, selon lui, prouvent l’incohérence qu’aurait une telle mesure.

(Centrale nucléaire de Tihange)    

 



Si on suit la proposition, toutes les centrales fermeront le même jour

Jean-Michel Javaux évoque la plus grosse incohérence, selon lui. "Je n’arrive pas à comprendre la décision de Paul Magnette. Vraiment. D’abord, il parle des trois anciennes centrales, pas des quatre nouvelles. Que fait-on ? Si on suit son raisonnement, les sept centrales fermeront en même temps ! Ce qui veut dire qu’en 2025, on se retrouvera face à un gros problème", entame le co-président d’Ecolo.

 

 


Jean-Michel Javaux rappelle la durée de vie d’une centrale

"Deuxième chose, pour rappel, les centrales ont été construites pour trente ans, avec l’argent des Belges : investissement amorti après vingt ans. Dans l’accord signé avec les autres partis, on a déjà dit qu’elles allaient vivre quarante ans. Ici, [selon la mesure de Magnette] on dit qu’elles vont en vivre cinquante ! Je rappelle qu’aucune centrale dans le monde n’a fonctionné cinquante ans et la durée moyenne de vie d’un réacteur c’est vingt-deux ans", explique Jean-Michel Javaux.

Dès lors, Pascal Vrebos demande la suite : "Et donc ?", dit-il. "Donc, répond le co-président, on va servir de cobayes pour l’humanité". Si c’est vraiment la solution d’avenir, expliquait-il encore, pourquoi ne construisons-nous pas une nouvelle centrale ?






Publié dans Actualité Nucléaire

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